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Nouvelle grille de salaire PH net 2025 : quels montants par échelon ?

Allan
Allan
septembre 21, 2026 6 min
Document papier affichant colonnes chiffres salaires mensuels 2025

La rémunération des praticiens hospitaliers a été revue en profondeur ces dernières années, et la grille applicable en 2025 continue cette dynamique de revalorisation. Un PH titulaire débute sa carrière autour de 4 600 € bruts mensuels et peut atteindre plus de 9 300 € bruts en fin de parcours, hors primes. En net, cela représente environ 3 900 € à 8 000 € par mois selon l’échelon atteint.

Grille de salaire PH net 2025 : montants par échelon

La grille indiciaire des praticiens hospitaliers à temps plein compte désormais 13 échelons, contre 10 auparavant. Cette extension résulte directement des travaux menés dans le cadre du Ségur de la Santé, qui visaient à combler l’écart de rémunération entre l’hôpital public et les autres modes d’exercice médical, notamment le secteur libéral et les cliniques privées.

Échelons et indices de la grille titulaire 2025

Chaque échelon correspond à un indice qui détermine le salaire brut de base. La progression se fait automatiquement avec l’ancienneté, sur des durées qui varient entre 1 et 3 ans selon l’échelon. Voici les ordres de grandeur observés pour un PH titulaire à temps plein en 2025 :

ÉchelonAncienneté requiseSalaire brut mensuelSalaire net estimé
1Début de carrière4 600 €3 900 €
4Environ 6 ans5 900 €4 850 €
7Environ 12 ans7 100 €5 750 €
10Environ 18 ans8 200 €6 650 €
13Fin de carrière9 300 €7 900 €

Salaires nets mensuels : exemples concrets

Un jeune praticien hospitalier qui vient de terminer son internat et intègre un CHU perçoit généralement un salaire net proche de 3 900 € par mois, primes non comprises. Après une dizaine d’années d’ancienneté, ce montant grimpe autour de 5 500 à 6 000 € nets, notamment grâce à la progression d’échelon et aux indemnités liées à la spécialité exercée. Un chirurgien ou un anesthésiste en fin de carrière, cumulant échelon élevé et primes de garde, peut dépasser 8 000 € nets mensuels, tandis qu’un psychiatre suit une trajectoire salariale assez proche, avec des indemnités sectorielles parfois différentes selon l’établissement.

Évolutions de la grille PH depuis le Ségur de la Santé

Le Ségur de la Santé, engagé en 2020, a marqué un tournant pour la carrière hospitalière des médecins. Il a permis la création de trois nouveaux échelons en sommet de grille, avec pour objectif de retenir les praticiens expérimentés qui étaient tentés de quitter le service public en fin de carrière. Cette revalorisation s’est accompagnée d’une refonte du calcul des indices, rapprochant progressivement les émoluments des PH de ceux pratiqués dans d’autres fonctions publiques à responsabilités comparables.

Depuis, plusieurs ajustements sont intervenus, notamment sur le rythme de progression entre échelons et sur le montant des indemnités annexes. La grille indiciaire 2025 intègre ces différentes révisions, avec une reconnaissance accrue de l’ancienneté et de l’engagement dans le service public hospitalier.

PH titulaire vs contractuel : différences de rémunération

Deux enveloppes de salaire avec grille administrative et négociation contractuelle

Le statut de PH contractuel répond à une logique différente. Contrairement au titulaire, dont le salaire suit strictement la grille indiciaire de la fonction publique hospitalière, le contractuel négocie sa rémunération dans une fourchette encadrée, en fonction de son ancienneté et de sa spécialité. Cette souplesse permet parfois d’obtenir une rémunération légèrement supérieure en début de carrière, mais elle prive le praticien de certains avantages liés à la titularisation, comme la stabilité de la progression salariale ou l’accès à certaines primes réservées aux titulaires.

Le CNG encadre les grilles applicables aux contractuels afin d’éviter des écarts trop importants entre établissements. Un praticien hospitalier contractuel exerçant en CHU perçoit généralement un salaire comparable à celui d’un titulaire de même ancienneté, mais sans garantie de progression automatique d’échelon.

Primes et indemnités complémentaires

Le salaire brut affiché sur la grille ne représente qu’une partie de la rémunération réelle d’un praticien hospitalier. Plusieurs primes viennent s’ajouter, parfois de façon substantielle.

IESPE, PECH et primes d’exercice territorial

L’IESPE (indemnité d’engagement de service public exclusif) récompense les praticiens qui n’exercent aucune activité libérale en parallèle de leur poste hospitalier. Elle peut représenter plusieurs centaines d’euros mensuels supplémentaires. La PECH, prime d’engagement de carrière hospitalière, vise quant à elle à fidéliser les praticiens sur le long terme, avec un montant qui augmente selon l’ancienneté cumulée dans l’établissement. À cela s’ajoute l’indemnité d’exercice territorial, versée aux praticiens qui interviennent sur plusieurs sites d’un même groupement hospitalier.

Indemnités de garde, astreintes et TTA

Les gardes de nuit et le travail le week-end donnent lieu à des indemnités spécifiques, calculées par demi-période. Les astreintes sont rémunérées séparément, avec un forfait de base auquel s’ajoute une compensation en cas de déplacement effectif. Le TTA (temps de travail additionnel) permet enfin aux praticiens volontaires d’effectuer des vacations supplémentaires au-delà de leurs obligations de service, rémunérées à un taux horaire fixé nationalement.

Ce que représente le TTA sur une fiche de paie

Une vacation de temps de travail additionnel est généralement rémunérée autour de 380 € brut la demi-journée. Un praticien qui en effectue régulièrement peut ainsi augmenter son revenu net de 500 à 1 000 € par mois, en plus de son traitement de base.

Progression et évolution salariale dans la carrière

Graphique montrant augmentation salaire échelons années carrière

La progression d’échelon repose principalement sur l’ancienneté, avec une évolution automatique tous les deux ou trois ans selon la position dans la grille. Un praticien hospitalier qui débute sa carrière au premier échelon peut espérer atteindre le sommet de la grille après environ 24 à 26 ans d’exercice continu au sein de la fonction publique hospitalière. Cette progression est identique pour l’ensemble des spécialités médicales, seules les primes sectorielles venant différencier les revenus entre un généraliste, un chirurgien ou un psychiatre.

La revalorisation continue de la grille, associée aux différentes primes, permet aujourd’hui à un praticien hospitalier expérimenté d’atteindre un niveau de rémunération plus compétitif face aux offres du secteur privé, tout en conservant les avantages liés au statut de la fonction publique hospitalière, notamment en matière de retraite et de sécurité de l’emploi.

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Direction éditoriale
Kevin est rédacteur spécialisé en conseil en mécénat et en stratégie de dons d’entreprise. Passionné par l’engagement sociétal des marques, il accompagne les organisations dans la valorisation de leurs actions solidaires. À travers ses articles, il partage analyses, conseils pratiques et tendances pour aider les entreprises à développer des initiatives responsables et durables.

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